ADES SEBIKOTANE
  situation
 



 

1) SITUATION GEOGRAPHIQUE

La Commune de SEBIKOTANE se situe à 45 km à l’Est de DAKAR et à 15 km de RUFISQUE (Chef-lieu du Département). Il est limité à l’Est par la Communauté Rurale de Keur Moussa, et suivant un axe Nord – Ouest – Sud par la Commune de Diamniadio. Sébikotane se trouve à environ 9 km de la façade maritime, vers la Communauté Rurale de Yène au Sud-ouest et à environ 15 km de la Communauté Rurale de Sangalkam au Nord-Ouest.

La Commune de Sébikotane est subdivisée en seize (16) Quartiers, dirigés par des Délégués de quartier.



Aperçu sur le découpage administratif :

Sébikotane est érigé en Commune de plein exercice depuis 1996 dans la mouvance de la Réforme institutionnelle de la Région de Dakar, qui avait instauré un nouveau découpage administratif et territorial introduisant les Communes de Ville et les Communes d’Arrondissement, de même que la Région en tant que collectivité locale.

La position de Sébikotane, à la lisière des régions de Dakar et de Thiès, dans la zone des Grandes Niayes (zone de production maraîchère qui s’étend de Dakar au Gandiole, vers Saint-Louis), explique dans une large mesure son statut assez particulier depuis la période coloniale.




CLIMAT :

Le climat est de type sub-canarien marqué par une saison des pluies en général à démarrage tardif (2eme décade de Août à 1ère décade d’Octobre). Le climat est caractérisé par des températures variant de 20°C à 35°C durant l’été et des températures relativement basses sur la période allant de Novembre à Mars.

La pluviométrie est située dans l’isohyète 300/400 mm, mais les précipitations sont irrégulières.


La Commune
s’étant sur 12,8 km2 vers l’Est, le long de la Route Nationale n°2 (Dakar Thiès). Elle repose sur une plaine adossée, au Sud, à une chaîne de collines représentée par le massif de N’Diass.


Les sols sont de type dék-dior au Sud et dior à l’Est couvrant un sous-sol de latérite, et sont de type argileux au Nord et à l’Ouest reposant sur un sous-sol calcaire. C’est ce qui explique d’ailleurs la présence de carrières de part et d’autre de la route nationale.

                                                           

HISTORIQUE:

Le village de Sébikotane a été fondé par les Sérères en 1736. Il était circonscrit dans l’aire constituée de nos jours par les quartiers de Sébi – Kip - Kip et Sébi – Thiokho.

Chemin faisant, l’implantation en 1886 de la gare ferroviaire dotée d’un grand quai d’embarquement lui permit d’exercer une polarisation de toute la zone arachidière du Diender au Dialaw voire se positionner alors en pôle d’attraction économique dans les années 1900. L’aménagement du chemin de fer Dakar – Niger a engendré la création des nouveaux quartiers de Sébi-Gare, Keury Kao, Ndiola et Sébi Escale.

Son importance va s’accroître avec l’implantation en 1911 du Grand Séminaire Libermann Catholique et surtout l’Ecole Normale William Ponty en 1938 qui fut un creuset de cadres pour l’Afrique Noire francophone jusqu’au début des indépendances en 1960.

En effet, Sébikotane, ancien Canton rattaché à la Commune de Rufisque (de 1889 à 1964), devient 9ème Arrondissement de la Région de Dakar (administré par un Délégué du Gouverneur, différemment des autres Arrondissements du Sénégal, en dehors de Dakar, dirigés par des Chefs d’Arrondissements) englobant tous les villages constituant actuellement les communautés de Sangalkam et de Yenne, en plus de la totalité du territoire communal de Diamniadio.

Il est plus tard intégré à la grande Commune de Dakar de 1964 à 1984 avec statut de zone de Terroirs dénommée Section Rurale (disposant d’une petite administration locale autonome par rapport au Conseil Municipal de Dakar au sein duquel siégeait 02 (deux) membres provenant de Sébikotane), constituant le Comité Rural, chargé de la gestion des terres du Domaine National.

A la faveur de la Réforme administrative de 1972, il devient le siège de la Communauté rurale de 1984 à 1996. La zone de Sangalkam se détache et devient en même temps communauté rurale, mais les localités de Yenne et de Diamniadio restent rattachés à Sébikotane jusqu’en 1996.

L’Arrondissement de Diamniadio est alors créé, englobant les deux Communautés rurales de Sangalkam et de Yenne. Sébikotane, devenu Commune de plein exercice, relève directement du Préfet de Rufisque. La Commune de Diamniadio, quant à elle, a été créée en 2002, se détachant de la Communauté rurale de Yenne. Le siège de l’Arrondissement est transféré à Sangalkam.


II POPULATION


DEMOGRAPHIE

La population totale de la Commune est estimée à vingt mille soixante huit (20 068) habitants en 2002, dont 53% de femmes (contre 52% au plan national) et 46% de jeunes âgés de 00 à 15 ans (contre 47% au plan national).

Le taux d’accroissement annuel est estimé à 2,7%, un niveau qui se rapproche de la moyenne nationale située à 2,56%. Le taux de natalité est de 36,20/1000, et le taux de mortalité est de 11/1000 (selon les statistiques de 2002). Les taux de mortalité maternelle et infantile n’étaient pas précisés. La population de Sébikotane, dans l’ensemble, est relativement jeune puisque les personnes du 3éme âge ne font que 04%, soit 763 individus âgés de plus de 55 ans en 2002. (cf. : Plan d’Investissement Communal de Sébikotane/A. DIA, 2002).

Près de cinq mille trois cent (5 300) habitants, soit environ ¼ de la population, vivent dans l’aire géographique délimitée par l’Ancien Sébikotane. Cette population est constituée de Sérères Saafènes en majorité (47%), de Wolofs (23%), de Halpoulars (19%), de Mancagnes (06%), de Diolas, Soninkés, Manjaks, etc. pour environ 5%.



OCCUPATIONS 
PRINCIPALES

D’une manière générale, l’économie locale de Sébikotane reste largement tributaire du secteur primaire notamment l’agriculture. La population est essentiellement composée d’agriculteurs et d’ouvriers agricoles. Cependant, sur 969,12 ha de superficies emblavables, seuls 262,8 ha sont effectivement emblavées. La forme traditionnelle de cultures sous pluies, le déficit pluviométrique cyclique et la cherté de l’eau d’irrigation utilisée dans les vergers et les champs maraîchers à partir du réseau de la SDE constituent des obstacles majeurs pour la valorisation du potentiel local.

S’y ajoute, un phénomène d’urbanisation non contrôlée qui donne libre cours à une spéculation foncière de plus en plus manifeste. Un phénomène qui remet en cause la préservation des acquis d’antan dans le secteur de l’agriculture.

Les populations tirent des revenus faibles de cette activité puisque la quasi – totalité de la récolte, est destinée à l’auto consommation familiale. L’arboriculture fruitière et les céréales locales sont les principales cultures sous - pluies. Cependant, on note une forte présence de l’agro-industrie de type capitaliste (SAFINA/FILFILI) qui contribue dans à l’amélioration des revenus familiaux.

Le marché important de la capitale Dakar, en plus de l’axe routier Dakar Thiès, font que la plupart des femmes de la localité s’adonnent au commerce de fruits et légumes.

L’élevage est du type extensif et reste encore l’apanage des peulhs, installés dans la partie Nord de la Commune. Le cheptel cumulé est estimé en 2002 à 8500 têtes de bovins, ovins, caprins et porcins. Par ailleurs, l’aviculture connaît une évolution progressive, cependant le coût élevé de l’aliment de volaille est un obstacle majeur à l’exploitation. A cela s’ajoute souvent le manque de sécurité des locaux d’exploitation.

Les autres activités que l’on peut noter sont l’artisanat qui est peu dynamique et l’industrie qui s’implante timidement, à la suite de la délimitation de la Zone Industrielle, à l’entrée de la commune, le long de l’axe routier principal.

Les secteurs des transports et des communications ainsi que celui du tourisme sont promus à un avenir meilleur eu égard de leurs potentialités, qui s’apprécient par le rythme d’accroissement soutenu de la population.


III INFRASTRUCTURES


ÉDUCATION 

Il existe dans les Communes dix (10) écoles primaires dont neuf (09) publiques.

Il y a cinq (04) Collèges dont un (01) public CEM Lion’s Club et trois (03) privées : le Complexe P. D. DIOUF, le Collège AN NOUR et El Hadji Talla LÔ avec un total de trente deux (32) salles de classes dont 16 pour le public et 16 pour le privé.

L’enseignement Arabe et Coranique se fait au niveau d’une dizaine de Daaras à travers la commune.

Il existe une douzaine de classes d’alphabétisation fonctionnelle des adultes dont, dix (10) en Poular et Wolof avec l’ONG YELITAARE/ PAPF en partenariat avec l’Association pour la Renaissance du Poular, deux autres langues sont à l’essai à travers une collaboration entre l’ONG SIL (société internationale de linguistique) et les populations locales en Sérère Saafène et en Mancagne (une classe par langue).

Il y a aussi le Centre National de Documentation, de Formation et d’Information (CNDFI) rattaché au Ministère de l’Intérieur, destiné aux Agents de l’État et les acteurs de la Décentralisation et des programmes de gouvernance locale ;


Santé :

Il existe trois (03) structures sanitaires publiques (01 Poste de santé, 01 maternité et 01 case de santé) qui dépendent du District sanitaire de Rufisque. On note aussi la présence de quelques privés officiant dans la médecine vétérinaire et la pharmacie.

Le Centre Hospitalier Elisabeth DIOUF de Diamniadio constitue dans ce dispositif le seul centre de référence pour les structures sanitaires de la Commune, compte non tenu du Centre de Santé Youssou Mbargane DIOP de Rufisque (dispositif officiel du District sanitaire). Le CHED de Diamniadio est une structure privée qui est gérée par un personnel militaire. Ce Centre Hospitalier est l’œuvre de la Fondation Solidarité et partage qui en assure le contrôle.

 


CULTURE ET SPORTS :

La Commune de Sébikotane ne dispose dans ce domaine que du Foyer des Jeunes qui abrite la Bibliothèque municipale et aussi le Centre Multi Média Communautaire (CMC JAPPOO)

 Un Stade municipal omnisports en chantier. Il existe une dizaine d’associations sportives et culturelles (ASC).

 

URBANISATION :

L’inexistence d’un PDU (Plan Directeur d’Urbanisation) et d’un plan de Zonage effectif a beaucoup contribué à la façon spontanée dont les habitations sont installées. En effet les terres de cultures désaffectées sont parcellisées sans toujours tenir compte des normes de gestion moderne de l’espace. Ce manque de suivi technique adéquat rend récurrents tous les problèmes d’aménagement, de voiries et réseaux divers, d’assainissement, d’évacuation des eaux pluviales, de gestion des dépôts sauvages d’ordures ménagères, de canalisation des eaux usées,etc.


AUTRES INFRASTRUCTURES :

Il existe à Sébikotane plusieurs infrastructures de télécommunications telles le Relais Hertzien du téléphone de la SONATEL, l’Antenne relais de la chaîne de Télévision DOUNYA, la Station terrienne de communications par satellite de Gandoul, la Station de relais spatial de la NASA (site désaffecté).

Les cinq (05) forages d’eau potable contribuant au renforcement de l’alimentation de l‘agglomération dakaroise, avec un débit moyen de 60m3/h par forage ;

L’Hôtel de Ville ;

Les deux (02) Marchés centraux ;

La Gare ferroviaire (non fonctionnelle actuellement) ;

Le Bureau de Poste, ouvert depuis 1924 ;

Les deux (02) Guichets de micro finance communautaire de la MEC JAPPOO et de la PAMECAS ;

Une voirie très peu développée (environ 02 Kms de route goudronnée et près de 05 Kms de route en latérite).

Un projet de Développement de l’Enfant et de la Famille (le PDEF 1367 Sébi Fass de Sébikotane).


IV QUALITE DE VIE

LES REVENUS DES FAMILLES

Puisque la grande majorité de la population est composée de paysans et d’ouvriers agricoles, le style de vie est essentiellement rural. Cependant une culture de la ville s’installe progressivement par le fait du désengorgement de Dakar et le phénomène de l’émigration.

Au niveau de la SAFINA, seule unité agro industrielle et premier pourvoyeur d’emplois dans la commune et ses environs, les productions de haricot vert, poivron, tomate-cérise, fraise, melon, chou, pomme de terre sont surtout destinées à l’exportation.

LE TYPE D’HABITAT

Le type d’habitat le plus répandu est la construction en dur avec une toiture en tôles amiante ou zinc. Cependant, les plus démunis vivent encore dans la promiscuité non sans compter cependant sur la solidarité qui règne dans les concessions. La plupart des familles ne disposent pas encore de branchements domestiques en eau courante et en électricité.

En ce qui concerne l’assainissement domestique, la couverture des familles en latrines reste encore insuffisante. Sébikotane ne compte pas d’infrastructures d’assainissement public (édicules, vespasiennes…) et la collecte des ordures par un privé (un camion pour toute la commune soit plus de 20 000 habitant) est loin de répondre aux normes d’hygiène et d’assainissement publiques.

SOURCES : © 2007 CMC - Centres Multimédia Communautaires du Sénégal

 

 

 
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